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11 Décembre 2018 à 15:18
Sondage
Question: Êtes-vous pour ou contre l'adhésion de la Turquie à l'UE ?
Pour -
8 47.1%
Contre -
7 41.2%
Sans avis -
2 11.8%
Total des votants: 17

Pages: [1] 2 3 4 ... 7   Bas de page
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Auteur Topic: [Politique] Ou se situent les frontière de l'Europe ? Turquie en UE ...  (Lu 27767 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce Topic.
Hors ligne Homme Damien
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« le: 21 Avril 2005 à 09:12 »

EDIT DE KIAN : Ce topic est issu d'une séparation de messages hors-sujet provenant du topic sur le nouveau Pape.

EDIT 2 toujours de KIAN : ajout de sondage

L'Europe est chrétienne et son avis est compréhensible.
L'Europe s'est de tout temps étendue jusqu'au rives du Bosphore.

L'empire Romain d'Orient (Byzantin) n'avait rien à voir avec le Vatican. Les coptes syriens, les chrétiens d'Arménie et les égyptiens encore moins... C'est un peu comme si tu me disais que les pentecôtistes sont les frères spirituels des Carmélites p

B16 reste dans l'optique d'une Eglise fondée sur le Christianisme en Occident. Par contre, la société actuelle montre d'emblée que l'Eglise est partout, au même niveau. Il y a encore un siècle, ce n'était pas le cas ^^...

D's© (argh, j'ai encore perdu des posts !)
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« Répondre #1 le: 21 Avril 2005 à 09:34 »

Vi, les chrétiens monophysites (je crois que c'est ça) et manichéens (et oui !!!) n'avaient pas vraiment de base "européenne", au contraire même.

Mais il faut avouer une chose, le concept d'Europe est bien celui de la Chrétienté. Lorsque la chrétienté se développe dans les années 1100-1200 avec les croisades teutoniques (ah ces bourrins...), espagnoles... Les conversions de Cyrille et Méthode puis les croisades en terre saintes (pas toujours), c'est l'Europe également qui se développe (ou plus objectivement  gnéhé la civilisation selon nos gentils et biaisés ancêtres).
On ne peut nier celà.

Ceci dit, l'Europe se doit également d'être un concept évolutif et ouvert. Si bien qu'à terme, je ne serai pas du tout dérangé de voir des pays extraeuropéens (de cette péninsule)joindre l'Union... A partir du moment où ce pays et sa population embrassent les mêmes volontés et principes ! L'obscurantisme a ses partisans en 2005, il faudra quand même finir par s'en détâcher.

Désolé pour le HS  ^^;
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« Répondre #2 le: 21 Avril 2005 à 10:25 »

Damien >> L'église byzantine avait "tout à voir" au contraire avec l'évèque de Rome avant le grand schisme d'orient de 1054.

Citation
Mais il faut avouer une chose, le concept d'Europe est bien celui de la Chrétienté. Lorsque la chrétienté se développe dans les années 1100-1200 avec les croisades teutoniques (ah ces bourrins...), espagnoles... Les conversions de Cyrille et Méthode puis les croisades en terre saintes (pas toujours), c'est l'Europe également qui se développe (ou plus objectivement   la civilisation selon nos gentils et biaisés ancêtres).
On ne peut nier celà.

C'est faux ! Cela reviendrait à mettre de côté ce que notre civilisation européenne doit au monde gréco-romain. Sans oublier que d'un point de vue politique, les romains ont été les premiers à unifier l'Europe, et pas au nom d'un dieu chrétien...

Quand aux croisades, leur but était de récupérer puis de défendre les terres saintes, pas de convertir les autochtones.

Citation
Ceci dit, l'Europe se doit également d'être un concept évolutif et ouvert. Si bien qu'à terme, je ne serai pas du tout dérangé de voir des pays extraeuropéens (de cette péninsule)joindre l'Union... A partir du moment où ce pays et sa population embrassent les mêmes volontés et principes ! L'obscurantisme a ses partisans en 2005, il faudra quand même finir par s'en détâcher.

Par contre là, j'approuve le raisonnement à 200%   )
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« Répondre #3 le: 21 Avril 2005 à 10:38 »

Il ne faudrait pas oublier l'importance influence qu'a pu avoir la Grèce Antique sur la Turquie, dont on voit encore une enorme quantité de vestiges sur la côte ouest turque. La capitale ottomane n'a-t-elle pas longtemps été en Grèce ? Judéo-chrétiens et musulmans se mélangent depuis des siècles dans ces régions, et l'Europe n'est pas du tout limité au judéo-christianisme contrairement à ce beaucoup voudraient. La Turquie en Europe ? Rien de nouveau donc : au 19ème siècle, un ambassadeur russe a d'ailleurs qualifié ce pays en tant que "l'homme malade de l'Europe", il y a deja plus de 100 ans ! L'Italie et la Grèce on fait partie integrante de l'Empire Byzantin pendant longtemps, au même titre que Grèce et la balkans apartenaient à l'Empire Ottoman, et pourtant cette region fait partie de l'Europe, donc je ne vois pas le moins du monde en quoi la Turquie pourrait ne pas faire partie integrante de l'Europe !


Penser que la Turquie ne fait pas partie de l'Europe est une vision totalement biaisée de l'Histoire, formatée par le christianisme.
Hors ligne Homme Damien
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« Répondre #4 le: 21 Avril 2005 à 11:03 »

Damien >> L'église byzantine avait "tout à voir" au contraire avec l'évèque de Rome avant le grand schisme d'orient de 1054.

 unsure

Merde, j'ai dû penser trop fort la Crise Iconoclaste au IXe siècle (commencée à Constantinople, jamais *véritablement et amplement* réitérée en Occident).

D's©
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« Répondre #5 le: 21 Avril 2005 à 13:42 »

Split de topics vu que c'est HS par rapport au Pape et que le sujet est interessant ;)
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« Répondre #6 le: 25 Avril 2005 à 02:43 »

Vu qu'à l'origine ces messages viennent du fait que l'on parlait de ça précisément, j'ai ajouté un sondage pour/contre l'adhésion de la Turquie à l'UE.
Je suppose qu'avec ce que je disais vous voyez ce que je vote ;)
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« Répondre #7 le: 25 Avril 2005 à 03:15 »

Je parle du concept d'Europe. Le seul rapport avec les Byzantins dans ce cas là, c'est la base du dogme religieux (puisque les différences entre l'Orthodoxie et le catholocisme ne sont pas légions) et la vision oecuménique (Orientaux et Occidentaux étaient d'accord sur le fait que le "monde" devait être gouverné par une seule foi et une seule puissance).

Mais après ? Les Européens ont vécu séparés des byzantins. Je ne nie pas certains échanges religieux (certaines théories sur les Cathares viennent d'une influence orientale), intellectuels ou commerciaux (dont le magnifique 1204  niark) mais l'idée que nous nous faisons de l'Europe a été avant tout formenté par les Chrétiens occidentaux.  L'empire Byzantin, s'il est resté romain, a beaucoup perdu de son européanité... Notamment dans ses modes de gouvernements (y'a t'il eu une si grande différence entre les Ottomans et les dernièrs byzantins ?).

En pensant celà, est ce que je nie les influences grecques ? Absolument pas ! Mais pendant l'époque romaine ou grecque, le concept d'Europe, je le nie par contre. Si vous préférez, l'Europe est pour moi une notion totalement circonstancielle, liée plus à un état d'esprit qu'à une géographie. Bien entendu, pour des raisons de cohérence, je n'irais pas jusqu'à défendre une candidature de l'Afrique du Sud à l'Union Européenne... En tous cas, si l'ensemble des Turcs s'accorde (dans la mesure du possible, on parle d'harmonie avant d'uniformisation) avec l'ensemble des Européens... Quel est le problème d'un point de vue moral ?
 Aucun.

Après, économique ou politique, heh, c'est différent.

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« Répondre #8 le: 25 Avril 2005 à 11:01 »

Les problèmes économiques et politiques de la Turquie ne sont pas forcément rédhibitoires.

Après tout, dans moins de 20 mois, la roumanie et la bulgarie adhérereront à l'union européenne.
Or, ces deux pays ne se sont toujours pas relevé des cendres de leur passé communiste, et la corruption y règne sans partage. Sans compter les problèmes liés aux populations roms dont l'existence est à peine tolérée...

De plus, au jeu de la comparaison, l'économie turque est de loin supérieure à celle des deux pays suscités (rappel : le PIB de ces deux pays est d'environ 30% de la moyenne européenne. Un exemple concret : le "smic" bulgare s'élève à 75 euros / mois).

D'un point de vue politique, la Turquie est, qu'on le veuille ou non, une vraie démocratie. Probablement imparfaite, mais cela nous donne t'il le droit de leur donner des leçons ?

Non, car le problème qui se pose est plus celui de l'intégration dans notre europe chrétienne d'un pays musulman (l'albanie et la bosnie restent eux ignorés de tous, mais c'est un autre problème). Or, si on met en avant la laïcité de l'état, on ne doit pas négliger les fossés culturel et économique qui existent à l'intérieur même du pays, entre l'Anatolie et les provinces de l'est par exemple. Intégrer la Turquie, c'est intégrer deux peuples fondamentalement différents : Istanbul, la belle européenne et Ankara, la farouche orientale.

Maintenant, on peut espérer, et c'est là mon avis sur cette question, que l'entrée de la Turquie permettra cette fois de propager les (nos ?) valeurs républicaines au dela des rives du Bosphore.

ps : bleu nuit >> Définit l'Europe. Pas facile hein ? J'en resterai donc à ma définition (qui généralise un peu je suis d'accord lol) -> Europe = culture grecque + unité romaine + religion chrétienne + valeurs républicaines. Maintenant tous ses critères sont-ils nécessaires pour rejoindre l'UE ?
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« Répondre #9 le: 25 Avril 2005 à 11:50 »

Je vous préviens tout de suite, si vous n'avez pas le temps ou si ça ne vous intéresse que moyennement, ne vous lancez pas dans la lecture du post suivant ^^. C'est extrait d'un dossier de presse que j'ai réalisé cette année sur le sujet et qui parle justement du problème turc. Je me suis dit que ça renseigner modestement quelques personnes. Bon forcément, vous n'aurez pas les articles de journeaux sous les yeux mais les nombreuses citations devraient vous aider. Bon courage mdr.

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La candidature de la Turquie en vue d’une future adhésion à l’Union Européenne, dans un avenir relativement lointain (l’année 2015 est souvent murmurée), est au centre de nombreux débats au sein des différents pays concernés par cet événement. Chacun a son mot à dire, semble-t-il, sur la justification potentielle de cette démarche. Replaçons le débat dans son contexte. Pays candidat à l'entrée dans l’UE depuis 1999, la Turquie souhaite rejoindre les 25 pays membres. Dix-sept ans après sa première demande d'adhésion, la Commission Européenne vient d'adopter, le 6 octobre, un rapport sur la situation du pays. Sur cette base, le Conseil Européen a décidé de donner son aval à l'ouverture de négociations, qui débuteront le 3 octobre 2005. A partir de cet instant, les discussions se sont multipliées à ce sujet, que ce soit au cœur des instances du vieux continent, des partis politiques divers ou encore des gouvernements.

La question centrale est des plus redondantes : la Turquie a-t-elle le droit d’intégrer l’Union Européenne ? Pour répondre à cette interrogation, les chefs d’état, les ministres, les érudits axent toujours leurs réflexions sur les mêmes points : la culture, la position géographique, l’histoire, la religion. Autant de sujets qui tantôt réunissent ce pays et notre grande institution communautaire ou l’en écartent suivant la position que l’on souhaite défendre. Mais peut-être faut-il se pencher sur d’autres points : la Turquie doit-elle rentrer dans l’Union Européenne et cela se réalisera-t-il ? Quels sont les éléments peu pris en compte qui agiraient sur cette donnée ?

   Ce dossier a décidé de se focaliser sur des thèmes trop peu abordés au cours du débat qui anime, secoue et divise l’Europe. Tout les articles de cette étude sont tirés du quotidien français Le Monde, qui s’efforce, dans le paysage journalistique actuel, de conserver un certain centrisme. Comportant souvent des articles oscillant entre l’opinion et l’information, il permet probablement de mener une explication la plus objective et la plus homogène possible.

Le premier article, « L’imaginaire européen de la Turquie » de Nicolas Monceau, attaché d’enseignement et de recherche à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, aborde à l’aide de nombreux pourcentages et sondages les préoccupations du peuple turc, souvent oubliées. Il étudie leurs aspirations et leurs craintes à propos de leur possible future intégration au sein d’un monde qui leur semble étranger.

Le deuxième et le troisième articles, respectivement « Négocier n’est pas adhérer » de Stéphane Rodrigues, maître de conférence en droit à l’université Paris I, et « Le populiste et sa tête de Turc » de Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS, s’attachent plus aux fondements institutionnels ainsi qu’aux argumentaires des gouvernements, français en particulier, sur la question. Pour les auteurs, nul doute que la Turquie doit rentrer et rentrera dans l’Union Européenne, mais nous développerons cela plus tard.

Enfin, le quatrième article « Pour un ensemble euroméditerranéen » par Michel Beaud, professeur émérite d’économie à Paris VII, et le cinquième « Le « non » serait une colossale erreur », rédigé par Luc Ferry, ancien ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, se penchent sur le thème du partenariat économique possible entre l’UE et la Turquie, comme alternative à son intégration. Il est également question de relations internationales.

Seules les grande tendances des articles ont été pour le moment dégagé, mais il est évident que ceux-ci se recoupent en de nombreux points avec malgré tout des opinions parfois radicalement opposées.

   Autour de la problématique citée précédemment, la Turquie doit-elle rentrer et rentrera-t-elle dans l’Union Européenne, on pourra détacher les axes d’étude suivants : en première partie, nous aborderons le cas de la population turque, de son intérêt par rapport à l’UE ainsi que de ses doutes. Puis, nous verrons le poids des promesses faîtes à la Turquie par les institutions européennes accompagné de la critique sévère des arguments politiques de Nicolas Sarkozy, stigmatisant l’opinion de nombreuses personnes à propos de la Turquie. Enfin, nous nous pencherons sur l’interrogation économique qu’impliquerait la rentrée ou non de ce pays au sein de l’Union.

   De nombreux gouvernements européens discutent avec ferveur dans de multiples réunions, congrès, assemblées ou sommets du bien fondé de la candidature de la Turquie pour son entrée dans l’Union Européenne. Ils échafaudent des hypothèses, des discours, des plans sur l’avenir. C’est peut-être oublier un peu rapidement le rôle capital de la population turque dans cette entreprise. Car c’est probablement elle qui aura le dernier mot. Nicolas Monceau dans son article se charge de nous le rappeler que, selon lui, « l’opinion publique » est au centre du débat et que les politiques ne pourront oublier son poids bien longtemps.

Il apparaît évident pour lui que la Turquie n’est pas prête à l’heure actuelle pour intégrer l’espace européen et, inversement, ce dernier n’est pas encore en mesure de la recevoir en son sein. Nulle question donc, dans son article, d’une quelconque prise de position mais d’un constat édifiant, calqué sur les sondages réalisés par la Commission Européenne, les Eurobaromètres. 

Selon ses études statistiques, on peut aisément distinguer les éléments qui sont favorables ou non à une entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, par rapport au sentiment et aux attentes du peuple. Suivons le plan de l’article.

Premièrement, Nicolas Monceau distingue « une position ambivalente des citoyens turcs ». En effet, majoritairement, la population locale sont pour l’adhésion de la Turquie car ils y entrevoient de nombreux avantages futurs, notamment sur le plan économique, et parce qu’ils ont une bonne opinion de cette institution. Mais paradoxalement, ces derniers semblent manquer complètement d’informations à propos de l’Union Européenne (méconnaissance de son « histoire », de ses « symboles », de « l’élargissement ») et ne font pas confiance aux politiques et assemblées étrangères. Comment expliquer ce fait ? Il faut remonter dans le temps.  Alors que la Turquie est partenaire de l'Union Européenne, depuis l'accord d'Ankara de 1963, la candidature des pays de l'ancien bloc de l'Est a été précipitamment reçue devant la sienne. Unique pays ayant signé un accord d'union douanière sans être membre de l'UE, la Turquie a vu ses demandes d'adhésion constamment rejetées de 1987 à 1999. Ce n’est qu’en décembre 1999 que le Conseil Européen d'Helsinki a décidé que la Turquie, qui jouissait jusque là d’un accord d’association avec la Communauté Économique Européenne bénéficierait, au même titre que les autres pays candidats, d'une stratégie de pré-adhésion afin de soutenir ses réformes.

Cela a donc entraîné, selon l’auteur, un « sentiment d’injustice », les institutions européennes étant accusées de ne pas respecter leurs promesses, faîtes 40 ans auparavant et d’avoir privilégier d’autres états. On distingue également un fort courant identitaire de la part des turcs qui estiment que l’intégration à l’UE compromettrait « l’indépendance et la souveraineté nationales ».

Deuxièmement, on constate une divergence entre les désirs du peuple et ceux de son gouvernement. L’intérêt principal pour la population turque est l’avantage économique que cette intégration pourrait apporter à la Turquie (la « libre circulation des biens » et la « protection sociale » arrivant ensuite). A l’inverse, les discours officiels des autorités perçoivent l’intégration de leur pays comme le « partage de valeurs – culturelles, sociales et politiques – héritées d’un passé commun ». Bien sûr, il y a souvent de grandes différences entre les dires des puissants et leurs attentes réelles, mais ce décalage notable montre bien les difficultés qui se profilent. De plus, ces envies tranchent radicalement avec celles des anciens pays du bloc de l’Est dont la principale préoccupation était la paix. Et pourtant, la Turquie ne dispose pas d’un climat politique si calme que cela.

Enfin, les Eurobaromètres nous indiquent également que les Turcs n’ont pas le sensation de partager une identité commune avec les européens. C’est le sentiment d’identité nationale qui prime exclusivement pour plus de 50% de la population. La division du peuple turc est extrêmement marqué sur ce point. Ils ont autant à éprouver de la fierté « d’êtres européens » que le contraire.

Ce qui ressort de cette étude, c’est que l’intégration de la Turquie au sein de l’Union Européenne représenterait plus une perte pour la population (identité, souveraineté, monnaie comme nous l’avons évoqué) qu’autre chose. Le peuple turc veut entrer dans l’UE mais ne souhaite pas devenir européen, ce qui s’avère problématique tant le sentiment d’appartenance à une même entité est important pour la cohésion globale de cette institution. Nicolas Monceau montre bien que l’Europe reste une « terra incognita », que les deux parties se caractérisent par « une ignorance et une méfiance réciproques » et souligne donc le fait qu’un rapprochement est indispensable pour que la Turquie fasse partie, d’un avenir prochain, de l’Union Européenne. Pour l’auteur, l’entrée de la Turquie n’est pas envisageable tant que ce travail n’aura pas été accompli, sous peine d’une part que la population locale la refuse, et d’autre part qu’elle ne puisse jamais faire réellement corps avec cet espace européen.
   Mais l’opinion turque n’est pas le seul facteur important qui rentre en ligne de compte dans l’optique de la question qui nous intéresse. En effet, certains observateurs se permettent de rappeler le poids des promesses faîtes à la Turquie ces dernières années qui justifieraient à elles seules l’entrée de ce pays dans l’Union Européenne.

Il apparaît relativement évident que les deux auteurs des articles concernés, Stéphane Rodrigues et Jean-François Bayart, sont persuadés que la Turquie doit intégrer l’UE et, tout en nuançant leurs critiques, ils abordent des points essentiels. Le premier cité nous rappelle que pour lui, même si les débats concernant la légitimité de la Turquie sont source d’intérêt, ils remettent en question les paroles de Walter Hallstein, président de la Commission de la CEE en 1963 lors de la signature des accords d’Ankara dont nous avons déjà parlé.

L’auteur semble ne pas comprendre pourquoi ces affirmations, saluées à l’époque, sont aujourd’hui décriées par certains pays. Il note également, au passage si l’on peut dire, que refuser l’adhésion de la Turquie pour des raisons historiques serait absurde étant donné qu’elle « la première expérience de Constitution libérale (1878) et de régime républicain (1923) dans le monde musulman ». Mais, à travers son article, Stéphane Rodrigues tient surtout à rappeler que l’ouverture de négociations avec un pays à propos de son adhésion ne signifie pas obligatoirement que ce pays intégrera l’Union, un principe qui selon lui a été oublié lors de l’entrée rapide des 10 nouveaux Etats.

Il précise bien que l’adhésion de la Turquie nécessitera l’accord du Parlement européen et l’unanimité du conseil des ministres européens, clauses imposées par le traité de Maastricht. L’auteur souhaite donc montrer que ce sont les négociations qui importent et non pas leur ouverture, ce que beaucoup de gens semblent oublier, réduisant ces dernières à des palabres sans aucun sens. Pour lui, ces négociations sont un des meilleurs moyens de tester les gouvernements afin de voir s’ils peuvent travailler ensemble sur un même projet, agir avec rigueur sur « l’équilibre géopolitique du continent européen ».

Mais malgré le fait qu’il n’envisage pas véritablement la non-entrée de la Turquie dans l’Union, il tient cependant à préciser l’importance fondamentale de regarder les faits et de ne pas voter l’adhésion sur de simples lois. Il faut absolument constater les progrès d’un pays avant de l’accepter d’où l’introduction d’une « clause de sauvegarde du marché intérieur » qui permet un contrôle strict du respect des engagements d’un Etat. Il souligne également l’intérêt que pourrait avoir l’introduction d’une clause « de sauvegarde « Etat de Droit » », en particulier pour des pays comme la Turquie où celui-ci est contesté. Nicolas Rodrigues tente donc de replacer le débat sur les négociations et non sur leur ouverture, qui ne décidera en rien de l’avenir de la Turquie.

L’article de Jean-François Bayart se porte comme une critique féroce des arguments trouvés par les politiques français, notamment de Nicolas Sarkozy, pour exclure la Turquie du chemin de l’Union Européenne. Il les rejette et les dément point par point.

La Turquie a une légitimité à l’entrée dans l’UE depuis qu’elle a intégré les nombreuses institutions et organisations européennes, comme le Conseil de l’Europe et l’union douanière. De plus, elle a été confirmé comme nous l’avons vu à Helsinki en 1999. Pourquoi revenir sur ces acquis quand cela arrange certains partis ?

Les élargissements successifs auraient une mauvaise influence sur la cohésion de l’UE ? Pour l’auteur, c’était un mal nécessaire afin d’ « arracher à l’orbite russe l’Europe centrale et orientale ». La Turquie ne déstabiliserait pas plus l’UE que ne l’ont fait l’intégration hâtive des 10 nouveaux états en 2004.  De même, le péril démographique annoncé lui semble infondé puisque le taux de fécondité des femmes turques est inférieur à celui « des pays ibériques, de la Grèce et de la Pologne » lors de leurs entrées et que cela n’a en rien changé la donne au sein de l’Union.

Jean-François Bayart dénonce aussi l’hypocrisie des politiques qui disent ne pas vouloir rejeter la Turquie mais qui pourtant, ne tiennent pas leurs promesses. Le pays devait se conformer aux critères de Copenhague, et à présent qu’il s’en approche, on lui referme la porte au nez, pour utiliser l’image de l’article. Aucun moyen de substitution ne saurait remplacé cette adhésion promise (mais nous aborderons ce sujet dans la dernière partie).

L’auteur souligne bien que l’exclusion de la Turquie provoquerait une « grave crise, financière dans un premier temps, politique dans un deuxième temps ». En effet, les autorités turques devraient être confrontées, en cas de refus, à de nombreux mouvements nationalistes qui leur reprocheraient d’avoir trompées la population, de ne pas avoir remplies leurs objectifs. Les investissements économiques tomberaient alors à l’eau. Il en va de la sécurité même de l’Europe de ne pas engendrer ce genre de conflits dans un Proche et Moyen Orient déjà secoué par de multiples conflits. Il faut revenir aux préceptes fondateurs de l’Union Européen et ne pas rejeter un pays, simplement parce qu’il ne correspond pas à l’idée que nous nous faisons de l’identité européenne. Pour l’auteur, ce serait une « une formidable victoire de la démocratie » et « une affirmation de notre vieux continent dans l’espace mondial ». L’Union montrerait qu’elle est capable de dépasser les préjugés et de se désolidariser un peu de l’opinion des Etats-Unis, en froid avec la Turquie depuis des décennies.

On constate donc dans cette deuxième partie que l’intégration de la Turquie serait éminemment souhaitable dans de nombreuses optiques, tant morales, que politiques et économiques. A la vue de ces arguments, l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne semble être une évidence qui doit se concrétiser mais cela nous rappelle également qu’il ne faut pas placer la charrue avant les bœufs et, qu’au-delà des nombreux discours des politiques étrangers, c’est bien la position de la Turquie lors des négociations qui décidera de l’issue de cette affaire.

Après s’être penchés sur des aspects sociaux (l’opinion publique turque), institutionnelles et politiques, nous allons maintenant aborder un domaine plus économique. En effet, sur ce point, deux thèses généralement s’opposent. Les détracteurs de la candidature de la Turquie arguent qu’il suffirait d’inclure ce pays dans un partenariat économique donc, tandis que les autres trouveraient cela impensable. Etudions un peu plus en profondeur ces deux positions.

Michel Beaud, comme le précise le titre de son article, estime que l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne provoquerait  de nombreux « déséquilibres démographiques, culturels, institutionnels ». Il n’est clairement pas en faveur de celle-ci car il pense que d’autres pays méditerranéens ont autant de liens historiques et économiques avec l’UE que la Turquie et que pourtant, ils ne prétendent pas à entrer dans l’Union. Selon l’auteur donc, « privilégier » l’un de ces pays « ne peut que déstabiliser l’ensemble ». Cet ensemble correspond à un espace économique commun et euroméditerranéen.

L’article nous fait faire un bond dans l’avenir, décrivant un possible futur géopolitique dans lequel la Chine et les Etats-Unis règneront sans partage. En face d’eux, une Europe faible, désunie, ne pourra prétendre à autre chose qu’une place de faire-valoir. Pour l’éviter, il est nécessaire de construire « une Europe robuste, unie, cohérente, rassemblée autour de valeurs communes mais ouverte et porteuse d’un projet pour un monde plus humain ». Dans l’optique d’un rapprochement avec le monde arabe et musulman, il ne serait pas avisé de privilégier l’un des pays maintenant mais plutôt de proposer à tous un partenariat économique, égal et riche en promesses et en possibilités d’évolution.

Cet ensemble euroméditerranéen dépasserait le cadre de l’UE et permettrait de faire face aux deux grands géants de demain, mettant ainsi en valeur l’un des plus gros points d’échanges de la planète : la Mer Méditerranée. Peut-être que Michel Beaud estime également que priver cet ensemble de l’un de ses leaders en l’intégrant à l’Union ne le rendrait celui-ci que plus bancal.  Cet espace, contenant l’UE en son sein devrait être le contre-poids de la course à la puissance, que mènent la Chine et les Etats-Unis actuellement, afin de créer « un homme et une monde plus humains ».

Des paroles d’un certain impact social et philosophique, dignes des Lumières mais absolument irréalisable pour certaines personnes, comme Luc Ferry qui est fortement opposé à ce projet d’espace économique, donné comme en compensation à une Turquie désavouée et rejetée au préalable.

En effet,  l’ancien ministre présente la Turquie comme le seul modèle de « pays laïque, démocratique et cependant musulman ». L’intégration prochaine de la Turquie, si elle remplit les critères d’adhésion, montrerait que ce la est possible. La rejeter serait en revanche la preuve que l’Union Européenne ne croit pas à l’association de ces termes.

Pour lui, la voie d’un partenariat privilégié n’est plus envisageable aujourd’hui, même si elle arrangerait bon nombre de gens. Elle aurait été réaliste avant Helsinki 1999 mais depuis cette date, trop de promesses, d’assurances et de discours ont certifié que la Turquie pourrait prétendre à une place au sein de l’Union Européenne voire même à une adhésion quasi certaine. Pour lui, le fait que cette position soit regrettée n’a plus aucune importance puisqu’on ne peut changer le passé.

Cette indécision qui traverse l’Europe à l’heure du choix cause des ravages en Turquie qui se retrouve influencée par les propos relativement acerbes en provenance des Etats-Unis afin de décrédibiliser l’implication européenne dans cette volonté d’adhésion, même si elle n’est pas partagée par tout le monde.  Selon Luc Ferry, deux types d’arguments transparaissent.

Tout d’abord, vis-à-vis de la nature de la Turquie, diverses raisons sont lancées pour interdire son adhésion : « la torture, les droits des femmes, la religion, la non-reconnaissance du génocide arménien, la situation économique, démographique, voire, pour les moins regardants, une prétendue "barrière culturelle" ». Même si ces éléments paraissent grave, aucun ne semble rédhibitoire pour l’auteur car tous sont surmontables et refuser cette évidence ne serait que faire preuve d’un racisme primaire car tout ces problèmes peuvent être résolus avec le temps. On peut quand même ici se poser quelques questions sur l’objectivité du propos car effacer tout ces obstacles prendrait sans doute bien plus que 10 années étant donné qu’ils perdurent depuis des décennies. C’est peut-être se voiler la face que de penser qu’un tel projet est réalisable en aussi peu de temps.

L’autre type d’arguments se base sur la nature de l’Europe que l’on veut fonder, « une entité suffisamment homogène sur le plan culturel et historique pour accéder enfin au statut de puissance politique qui lui permettrait de discuter d'égal à égal avec la Chine ou les Etats-Unis ». Cette phrase semble directement faire écho à l’article précédemment étudié. Pour Luc Ferry, ces affirmations ne sont pas valables car même si la Turquie est différente sur les plans énoncés, il en va de même par exemple pour l’Allemagne et la France qui s’opposent sur bien des points mais se trouvent réunies autour d’un « idéal commun » qui n’est pas « enraciné dans une identité culturelle ».

Pour l’auteur, considérer l’Europe et l’Union comme une fédération d’états est impensable puisque cela irait à l’encontre des préceptes fondateurs de celle-ci : l’anticommunautarisme, la conservation des identités nationales qui s’effacent devant un projet politique commun. Refuser l’intégration de la Turquie sous prétexte d’une identité culturelle différente reviendrait à nier tout ces fondements.

On peut donc noter que les deux articles s’opposent sur la participation de la Turquie à l’UE ou un espace d’échanges euroméditerranéen, mais que dans les deux cas, des crises sont à envisager. Qui croire alors ? Un conflit politique et économique serait donc inévitable ?

Au terme de ce parcours, on s’aperçoit donc que de nombreux facteurs, trop souvent éludés, peut-être par facilité, vont influer directement sur l’avenir de la Turquie, sur son entrée ou non au sein de l’Union Européenne. Que ce soit l’opinion de la population turque, partagée entre son désir d’améliorer son niveau de vie et la peur de perdre son identité, sa relative mésinformation à propos de l’élargissement et ses divergences avec son gouvernement, que ce soit dans les promesses faîtes à ce pays avec la difficulté manifeste de pouvoir revenir sur la parole donnée ou encore sur toutes les implications économiques que cela va engendrer, il apparaît clairement que la réponse n’appartient pas véritablement aux Européens.

En effet, la Turquie a toutes les cartes en main. Ses réponses aux attentes de l’Europe, ses améliorations possibles au niveau social et politique en son sein ou encore sa volonté d’appartenance à une institution commune afin de créer une Europe plus forte, là sont les clés du succès et de l’adhésion de la  Turquie. Même si la plupart des observateurs cités sont favorables à cette entrée et estiment qu’elle aura lieu, il ne faut pas se précipiter et changer le débat de position.

Axer toutes les discussions sur les gouvernements européens serait donc une erreur puisque la décision réelle ne peut appartenir qu’au candidat. Après tout, la population norvégienne n’a-t-elle pas refuser par deux fois son intégration au sein de l’Union Européenne alors que toutes les conditions étaient réunies et le gouvernement favorable ? L’important serait donc pour nous de regarder plutôt du côté d’Istanbul et non de celui de Bruxelles ou encore Strasbourg.
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« Répondre #10 le: 25 Avril 2005 à 12:10 »

Cette synthèse semble intéressante, mais penses tu sincèrement que ton enquête soit objective, alors que tu affirmes cela :

Citation
Tout les articles de cette étude sont tirés du quotidien français Le Monde, qui s’efforce, dans le paysage journalistique actuel, de conserver un certain centrisme. Comportant souvent des articles oscillant entre l’opinion et l’information, il permet probablement de mener une explication la plus objective et la plus homogène possible.


Franchement, je suis médusé...
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« Répondre #11 le: 25 Avril 2005 à 13:17 »

Si je me suis permis de mettre ça, c'est principalement parce que les articles que je présente ne sont pas écrits par des journalistes du Monde mais par des chercheurs, des professeurs d'université... Et désolé de penser que dans le paysage de la presse quotidienne française, on ne trouve pas vraiment mieux que ça...

Après, à toi de me dire si l'étude te paraît objective (si bien sûr tu es capable de dépasser l'introduction en faisant la différence entre le travail en lui-même et une justification nécessaire, voire peut-être bateau je l'accorde, pour le choix de la provenance des articles, et encore je suis gentil, je vous épargne la bibliographie commentée complémentaire).

PS : Oui je paraîs vexé. Si je mets un travail de la sorte, c'est pas pour me faire gausser, j'en ai pas besoin, c'est juste pour apporter une contribution susceptible d'intéresser les gens. Alors je trouve ça un peu fort quand même qu'on me sorte un " c'est sans doute intéressant, j'ai lu 10 lignes mais bon voilà quoi t'as tout pris du Monde et tu dis que c'est objectif " -_-...

J'aurais peut-être rien du mettre et me cantonner à mes avis sur la J-Music et l'animation...
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« Répondre #12 le: 25 Avril 2005 à 14:23 »

Cet article est vraiment interessant car il replace bien les choses et permet de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la situation..
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« Répondre #13 le: 25 Avril 2005 à 15:00 »

Je n'ai pas lu dix lignes de ton article. Je l'ai lu en totalité, mais j'avoue avoir zappé quelques passages guère palpitants (c'est le sujet qui veut ça, ce n'est pas une critique de ton travail, hein ;)).

Maintenant, quand on présente publiquement un travail de recherche ou de synthèse, il est illusoire d'en attendre une réponse unanimement positive. Il faut au contraire se préparer à répondre aux critiques. Sans pour autant se vexer à la moindre remarque, surtout quand elle semble justifiée.

On ne peut prétendre en effet parler de quelque chose d'aussi important en éludant certaines sources, à savoir la totalité de la presse politique et économique française dans le cas présent. L'intégrité et l'honnêteté que tu accordes au 'Monde' ne sont vraisembablement pas partagées par tous. Qui te prouve que les journalistes n'ont pas déjà éludés certaines thèses à ta place ? Qui te prouve que les chercheurs et autres personnes "respectables" citées dans tes articles sont les seules dignes d'intérêt ? Personne si ce n'est la confiance que tu places dans cette "institution". Autant dire pas grand chose pour tes détracteurs.

Donc oui ton article est intéressant. Il est même bien construit. Mais la phrase que j'ai cité plus haut lui enlève, à mon sens, toute crédibilité.

ps : le "nouvel observateur" est un journal plus centriste et plus consensuel qu'il n'y paraît. En tout cas, beaucoup plus que le monde !
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« Répondre #14 le: 25 Avril 2005 à 15:05 »

ps : le "nouvel observateur" est un journal plus centriste et plus consensuel qu'il n'y paraît. En tout cas, beaucoup plus que le monde !
Je suis assez d'accord avec ça, mais je n'irais pas juqu'à dire que son article est decridibilisé bien que le facteur "source unique" le biaise considérablement.
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