Bon, je suis pas inspiré pour bosser, là, donc je vais blablater un peu ici... Alors je vais vous parler de Saint Seiya Episode G.
Pour les ceusses du fond qui n'auraient pas suivi, c'est un manga "canon" (officiel et approuvé par Kurumada)
publié dans la revue mensuelle Champion Red depuis le mois dernier. Au départ on avait parlé d'un scénariste connu, Yôsuke Kuroda, mais il n'est pas crédité dans le premier épisode. Uniquement ce staff : Oeuvre originale - Masami Kurumada, Manga - Megumu Okada. Ce dernier est surtout connu pour son manga d'action
Shadow Skill qui avait donné lieu à un OAV et à une série TV il me semble.
Pour ce qui est de l'histoire, de nombreuses rumeurs ont couru, mais c'est tout simple : le G, comme je le pensais au départ, était celui de "Gold", et tout le scénario tourne donc autour de l'Histoire (avec un grand H) des Chevaliers d'Or. On verra probablement leur jeunesse, leurs amitiés, leurs premiers baisers, le nom de leur chien, et des tas d'autres trucs qui plaisent aux fans. Pour le premier épisode, on nous gratifie d'un prologue de seulement 8 pages, mais entièrement en couleurs. Le résultat est... comment dire...
Une abomination sans nom. C'est tellement laid et
out of character qu'on se surprend à regretter le graphisme de Kurumada. C'est pour dire. Non pas que ça soit techniquement inférieur, au contraire. Mais ces yeux immenses sont plus adaptés à une oeuvre de Clamp à mon avis... (Et encore, elles ne voudraient d'Okada comme assistant pour rien au monde je pense... Je me moque un peu mais niveau mise en page il y a un petit quelque chose de Clamp ici, en tout cas de shôjo manga.)
L'épisode 1, "The Great Prologue", revient donc sur un évènement majeur de l'histoire de Saint Seiya : la tentative d'assassinat de Saori bébé par Saga, et la mort d'Aiolos qui s'ensuivit. Alors premier problème : une bonne partie des dialogues sont écrits en "japonais ancient" si je puis dire (bungo, je crois ?). Ca ne rend pas le texte illisible mais incongru. Ca se passe 13 ans avant l'histoire, soit en 1973... Ce n'était pas l'Antiquité que je sache. Pourtant Aiolos est dans le ton : il porte une tunique d'époque laissant transparaître son torse (et ses épaules tombantes, "oui, je suis fatigué et alors ?"), effet garanti. Je rappelle que dans le manga, il était complètement torse nu et portait un pantalon. Au passage on voit qu'il a désormais les cheveux blonds. Mais le plus amusant n'est pas là - Saori a les
cheveux violets de la série TV, alors que dans le manga (voir les couvertures), ils sont plutôt châtains. Alors, pourquoi Aiolos n'a-t-il pas les cheveux châtains ici ? Manga "canon", on m'en dira tant. Le déroulement de l'action est également différent, ne serait-ce que parce qu'Aiolos
maîtrise complètement la situation, ne sue pas, ne panique pas, il est l'ultime rempart du Bien contre le Mal et blablabla. Et toujours dans la série "je me fous pas mal de changer l'histoire originale", Saga nous sort son
mot d'excuse du jour : "Ce n'est pas moi qui veux faire ça, c'est la volonté du Grand Dieu". Si si. Alors, de quel dieu il parle ? J'ai toujours supposé (cf. Cyber Namida et l'article sur les "trois questions") que c'était Hadès qui avait potentiellement corrompu l'âme de Saga pour éviter d'avoir à combattre Athéna dans le futur, mais bon... Sachant qu'il était enfermé dans la grande Tour, ça n'est pas forcément la vérité. Peut-être un moyen de "présenter" la potentielle future saga du Tenkai-hen (Olympus) avec comme grand méchant Zeus. Attention c'est juste une idée en l'air, hein !
Pour finir sur un bon point, la dernière page couleur a quand même un joli dessin du
casque du Grand Pope. Page suivante, en noir et blanc, un teaser pour la prochaine fois : "Puis vient le moment de l'éveil du Lion". Le prochain chapitre, qui fera 50 pages, sera évidemment consacré à
Aiolia. Bouh qu'il est vilain comme ça.
Voilà ! Donc vous savez ce qu'il vous reste à ne
pas faire : attendre avec impatience les prochains chapitres... ;-) (Et moi en fan idiot je vais bien sûr acheter les volumes reliés qui sortiront, et en plus j'en serai fier. Des fois je me dis que je mérite des claques !)